C’est avec une profonde tristesse et une immense colère que nous avons appris le décès d’Inès MECELLEM, ancienne secrétaire d’EMF – Poitiers, survenu le lundi 8 septembre. Jeune femme aimante, généreuse et engagée, elle a accompagné des milliers d’étudiants sur le terrain. Inès a été brutalement assassinée à son domicile.
L’ensemble de la famille EMF adresse ses condoléances à ses proches et partage leur douleur. Mais à la tristesse s’ajoute l’indignation. Inès est le 59ème féminicide de l’année 2025. Comme tant d’autres avant elle, elle avait alerté. Elle avait porté plainte, dénoncé les violences, demandé à être entendue. Elle n’a pas été protégée.
Cet assassinat n’est pas un fait divers. Il est le reflet d’un système patriarcal qui violente les femme et d’institutions qui échouent à les protéger et à punir les agresseurs. La société tout entière porte une responsabilité dans la manière dont elle tolère et banalise ces violences. L’institution policière et le système judiciaire en particulier révèlent leurs carences à chaque féminicide : des alertes négligées, des plaintes classées, des femmes abandonnées.
La mort d’Inès rappelle la faillite d’un État qui promet mais n’agit pas, et d’une société qui détourne le regard. Elle ne doit pas être réduite à une statistique. Elle incarne l’urgence de repenser nos responsabilités collectives pour que la protection des femmes devienne une réalité et non un slogan.
Nous continuerons à porter sa mémoire et à rappeler que les féminicides sont des crimes politiques. Ils interrogent directement le fonctionnement de nos institutions et la responsabilité de toute une société face à la violence faite aux femmes.

