L’offensive contre les structures musulmanes se poursuit : qui sera le prochain ?
Depuis plusieurs années, les associations musulmanes font l’objet d’une surveillance accrue et de mesures de plus en plus restrictives. Après la dissolution de plusieurs structures et la mise sous pression d’acteurs de terrain, ce sont aujourd’hui le Collectif contre l’islamophobie en Europe (CCIE) et l’Institut Européen des Sciences Humaines (IESH) qui se retrouvent dans le viseur.
Le CCIE, qui continue de recenser et de dénoncer les actes islamophobes en France et en Europe, voit certains de ses responsables placés en garde à vue. L’IESH, quant à lui, qui forme depuis plus de 30 ans des imams et des enseignants, a été dissous en Conseil des ministres.
Ces deux structures, comme l’ensemble des organisations qui œuvrent pour la dignité, la défense et l’épanouissement des musulmans, sont visées par des perquisitions, des enquêtes, des dissolutions et des décisions politiques qui restreignent leur indépendance et leur liberté d’action.
Ici, les autorités veulent affaiblir, stigmatiser et diviser. Ces attaques ne visent pas seulement des associations : elles visent l’ensemble des musulmans et leur capacité à s’organiser, à se former et à faire entendre leur voix dans la société. Pendant ce temps, d’autres structures comme Bétharram, Stanislas ou encore l’UNI bénéficient d’une indulgence inexpliquée et d’un traitement radicalement différent. Pourquoi ce double standard ? Pourquoi certaines associations échappent-elles à tout contrôle tandis que d’autres sont systématiquement ciblées ?
Nous refusons de rester silencieux face à ces injustices. Le CCIE et l’IESH ne sont pas seuls. La lutte pour nos droits, notre dignité et la justice continue. Nous appelons toutes celles et ceux attachés à la liberté de conscience et à l’égalité de traitement à se mobiliser, à dénoncer ce traitement inégal et à faire entendre leur voix.

