Ce mercredi 2 octobre, plusieurs organisations étudiantes étaient auditionnées par les députés à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la rentrée universitaire. Sans surprise, plutôt que de se concentrer sur les véritables problématiques qui touchent les étudiants, l’UNI a une nouvelle fois décidé de s’attaquer aux étudiants musulmans et à EMF.
EMF exprime son indignation face aux propos infondés qui accusent à tort notre association d’être liée aux Frères musulmans et à une prétendue montée de l’islamisme dans l’enseignement supérieur. Ces accusations, immédiatement relayées par la presse d’extrême-droite, s’inscrivent dans la lignée des attaques mensongères proférées par l’UNI au cours des derniers mois.
Face à ces attaques récurrentes, sans preuves et reposant sur des fantasmes racistes et complotistes, EMF annonce officiellement qu’une plainte pour diffamation a été déposée contre l’UNI. Il est temps pour cette organisation, qui place une cible dans le dos des étudiants musulmans au travers de ces accusations et intimidations régulières, de répondre de ses actes devant la justice.
Au cours de cette audition, l’UNI a aussi employé le terme « islamo-gauchisme » pour disqualifier EMF et les organisations étudiantes de gauche. Ce terme rappelle les théories du « judéo-bolchevisme » qui au XXe siècle visaient à discréditer et persécuter les Juifs et l’ensemble des opposants au fascisme. Cette obsession et cette traque contribue à créer un climat de méfiance et de haine envers les musulmans et les acteurs de gauche. Elle n’a pas sa place dans un débat public sain et constructif.
EMF continuera à se mobiliser pour les droits des étudiants, pour une université accessible à tous, et contre toutes les formes de stigmatisation et de discrimination. Nous appelons les responsables politiques, les institutions universitaires et les organisations étudiantes à nous soutenir dans ces luttes et à faire front commun contre l’extrême-droite.

