Le dimanche 15 mars se tiendra le premier tour des élections municipales.
Un mois plus tôt, le militant néo-nazi Quentin Deranque décédait à la suite d’une bagarre opposant des militants antifascistes à des militants d’extrême droite à Lyon. La séquence politique qui a suivi a été marquée par une tentative de normalisation de l’extrême droite et par une criminalisation croissante de l’antifascisme et de l’antiracisme. La minute de silence organisée à l’Assemblée nationale en hommage à ce néo-nazi en est l’un des symboles les plus frappants.
Cette criminalisation, portée par l’extrême droite, la droite et le camp macroniste, s’inscrit dans un rapprochement politique et idéologique de plus en plus assumé entre ces forces. Depuis plusieurs années, ce bloc mène une offensive contre les classes populaires, les personnes immigrées et les musulmans, notamment à travers des politiques et des discours sur l’immigration, la sécurité et l’islam.
Dans nos villes, ces politiques se traduisent concrètement : privatisation des services publics, attaques contre le logement social, renforcement de polices municipales brutales, remise en cause des politiques sociales ou encore pression croissante sur les associations et les solidarités locales.
Face à cela, une certaine gauche accompagne parfois ces orientations ou se contente de les gérer localement, sans remettre en cause les politiques nationales qui alimentent les inégalités sociales et les discriminations raciales. Dans certaines villes, droite et gauche institutionnelle entretiennent également des pratiques clientélistes, y compris à l’égard des musulmans, tout en poursuivant des politiques qui dégradent les conditions de vie des classes populaires.
Face à cette situation, il est nécessaire de soutenir les listes qui assument clairement une rupture avec ces politiques, qui combattent sans ambiguïté le racisme et l’islamophobie, qui refusent l’agenda sécuritaire et qui défendent des politiques sociales ambitieuses pour les quartiers populaires.
Le 15 mars puis le 23 mars, mobilisons-nous pour faire gagner des municipalités solidaires, antiracistes et réellement au service des classes populaires, en votant pour les listes qui portent cette rupture et en encourageant autour de nous la participation électorale.

