Génocide en Palestine : un an de mobilisations étudiantes étouffées
C’est avec une immense tristesse que nous publions ce communiqué. Il y a un an, Gaza a été plongée sous un déluge de bombes, marquant le début d’une campagne génocidaire contre le peuple palestinien. Depuis, la situation ne cesse de s’aggraver.
À Gaza, les chiffres sont accablants. En un an, plus de 75 000 tonnes de bombes ont été larguées. Plus de 40 000 Palestiniens ont perdu la vie, dont plus de 16 000 enfants. En Cisjordanie, la violence s’intensifie chaque jour. Jénine, Naplouse, Tulkarem et d’autres villes subissent des incursions meurtrières. En France, les massacres perpétrés par l’armée israélienne contre le peuple palestinien ont encouragé la libération de la parole raciste, islamophobe et déshumanisante à l’égard des populations arabes et musulmanes.
Face à cette tragédie, EMF tient à réaffirmer son soutien aux étudiants mobilisés pour la défense de la dignité et du droit à la vie du peuple palestinien. Nous exprimons également notre vive préoccupation quant à la circulaire publiée le vendredi 4 octobre par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, « condamnant fermement » les manifestations de soutien à la Palestine. Cette circulaire, qui s’inscrit dans la volonté du gouvernement de museler les étudiants engagés pour l’arrêt du génocide et de la colonisation en Palestine, constitue une atteinte grave à la liberté d’expression.
La liberté d’expression est un pilier fondamental des sociétés démocratiques, garantissant à chacun le droit de défendre ses convictions sans craindre la censure. Ce droit est d’autant plus vital au sein des universités, véritables foyers de réflexion critique et de contestation. Les étudiants, depuis toujours, ont été à l’avant-garde des luttes pour la justice et les droits humains, et leur mobilisation pour la Palestine s’inscrit dans cette tradition.
EMF appelle les étudiants, les professeurs et l’ensemble des acteurs du monde universitaire à poursuivre leurs mobilisations en soutien au peuple palestinien. Nous demandons également aux institutions de mettre fin à la répression visant ce mouvement et de protéger la liberté d’expression au sein de nos campus afin que les voix portant la justice et la paix en Palestine soient enfin entendues.

