Le 30 janvier 2026, des membres identifiés de la Cocarde étudiante, issus de plusieurs sections d’Île-de-France, ont agressé violemment des étudiants d’EMF et de la FSE sur le campus de Nanterre, à l’aide de matraques, bombes lacrymogènes, gants coqués et couteaux. Les blessures constatées à l’hôpital — luxation de l’épaule, doigts sectionnés, traumatismes crâniens, brûlures aux yeux — témoignent de la gravité de l’attaque.
Ces faits, survenus sous l’œil passif des agents de sécurité et des forces de l’ordre, ne sont pas isolés. Ils s’inscrivent dans la continuité des discours haineux et des violences de l’extrême droite à l’université, incarnée par la Cocarde étudiante et l’UNI.
Relais du Rassemblement national et de Reconquête, ces organisations portent des propositions racistes et organisent des campagnes stigmatisant les étudiants musulmans et internationaux, faisant peser un climat d’insécurité sur les campus.
Malgré nos alertes répétées, l’inaction des institutions a permis leur implantation durable.
Nous exigeons des universités et des CROUS :
- la condamnation des violences de la Cocarde étudiante et de l’UNI ;
- des sanctions disciplinaires contre les auteurs de l’attaque à Nanterre ;
- l’annulation des listes portées par ces organisations lors des prochaines élections et la révocation de leurs sièges ;
- l’exclusion de l’UNI et de la Cocarde des conventionnements universitaires.
Face à la recrudescence des intimidations, nous affirmons notre détermination à protéger tous les étudiants, quelles que soient leur origine ou leur religion.
Alors que ce mardi 3 février débutent les élections CROUS, nous appelons les étudiants à soutenir EMF, la FSE et toutes les listes engagées contre l’extrême droite et pour un CROUS solidaire et inclusif.

